Prise en charge

Rééducation -  Medicaments et effets sur la cognition - Psychotérapies

 

Rééducation

Selon le type d'épilepsie, l'âge de l'enfant, ses compétences et la nature de ses troubles, un certain nombre de prises en charge seront généralement envisagées à l'issue du bilan neuropsychologique. 

Ainsi, les enfants présentant des troubles du langage seront référés à un orthophoniste qui précisera les processus qui sont plus particulièrement touchés et entamera un programme de rééducation précis. 

Les enfants épileptiques souffrant de troubles de la coordination visuo-motrice et/ou l'organisation dans l'espace seront référés à un ergothérapeute.

Des troubles du comportements, selon leur nature et leur origine, seront pris en charge par des psychologues spécialisés opur les aspects psychologiques et des psychomotriciens (non psychologues) pour les aspects moteurs et corporels. 

Il est à noter que quelques centres multidisciplinaires en France offrent une prise en charge spécifique et adaptée aux enfants souffrants d'épilepsies rebelles et pour lesquelles une adaptation de la vie quotidienne et de la vie scolaire sont nécessaire. Un modèle exemplaire dans le domaine est le centre de Toul Ar 'choat en Bretagne (pour plus de détails  voir le site du centre http://www.toul-ar-hoat.com/

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Médicaments et effets sur la cognition

Les médicaments anti-épileptiques sont prescrits dans le but de supprimer les crises mais ils ne parviennent parfois qu'à réduire leur survenue. Aussi, la prise en charge médicamenteuse est généralement complétée d'un ensemble de mesures visant à optimiser le bénéfice d'un tel traitement. En outre, les effets secondaires et les contraintes de ces traitements ne sont pas sans conséquences sur le développement moteur, cognitf et psychologique de l'enfant. 

Un challenge en pédiatrie est souvent de faire comprendre à l'enfant l'importance de son implication et du respect des posologies pour parvenir à contrôler les crises. Chez les adolescents, ce challenge se voit compliqué par l'importance d'être comme les autres et de suivre le groupe dans un certain nombre d'expériences. Il appartient aux familles d'accompagner l'adolescent pour lui faire prendre conscience des dangers de certaines conduites à risques qui seront d'autant plus préjudiciables dans son cas (ex: consommation d'alcool, de marijuana, etc.).

Quelque soit l'âge de l'enfant, une bonne hygiène de vie permet d'améliorer les résultats de la prises en charge globale. 

Le traitement médicamenteux sera mis en place progressivement car le neuropédiatre doit trouver la "bonne molécule" et le "bon dosage" dans une logique de bénéfices/risques. Il lui sera , par exemple, important de juger de l'intérêt d'augmenter la posologie étant donné les effets secondaires. 

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Psychotérapies

Vivre "avec" une épilepsie induit nécessairement un développement différent pour l'enfant qui en souffre. Même si les crises n'ont , apparemment, pas de répercussion sur le plan moteur ou cognitif, elles en ont sur le psychisme et la façon dont l'enfant s'ouvre au monde. 

A l'heure actuelle, il existe peu de psychologues ayant une expérience spécifique avec de jeunes patients épileptiques. Néanmoins, un certain nombre d'entre eux acquière progressivement des compétences pointues pour accompagner au mieux leurs patients. 

Dans le cadre de l'épilepsie chez l'enfant, il apparait désormais indispensable d'opter pour une approche intégrative basée sur une double lecture neuropsychologique et psychodynamique. Pionnière de cette approche en France, Lisa Ouss a publié un certain nombre d'ouvrages en ce sens.  Nous renvoyons donc le lecteur vers ses travaux. 

Retenons ici qu'une psychothérapie, quelle qu'en soit l'approche, doit être menée en parallèle des rééducations cognitives afin que celles-ci potentialisent les bénéfices de la thérapie et réciproquement.  

 

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